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AG FDSEA : Comment préserver nos moyens de production ?

Fabrice Couturier, président de la Fdsea : «les leviers historiques ayant permis d’accéder à des gains de productivité se trouvent amputés». Photo DR
Fabrice Couturier, président de la Fdsea : «les leviers historiques ayant permis d’accéder à des gains de productivité se trouvent amputés». Photo DR

Travailler à l’exploration de pistes d’avenir pour rester compétitifs, identifier les facteurs de réduction de nos moyens de production. Les pistes en capacité de contribuer à un revenu acceptable pour les agriculteurs seront auscultées par la profession agricole le 14 mars à l’occasion de l’assemblée générale Fdsea.

Le 14 mars prochain, dans l’amphithéâtre de Metz-    Grigy, la Fdsea de la Moselle tiendra son assemblée générale. Dans un environnement géopolitique exacerbé, avec la perspective d’une réforme de la Pac et la négociation de son prochain cadre financier pluriannuel, les agriculteurs s’inquiètent pour la compétitivité de leurs exploitations.

Fabrice Couturier propose de consacrer les travaux de la prochaine assemblée générale à l’identification des pistes de travail en mesure de «contribuer à la préservation de nos moyens de production».

Au quotient, les leviers historiques ayant permis d’accéder à des gains de productivité, et par voie de conséquence, à des possibilités d’amélioration de la compétitivité des entreprises agricoles, se trouvent amputés.

Garder de la compétitivité

Cadre réglementaire et législatif de plus en plus contraint, accès à l’innovation restreint, capacité d’investissement réduite, conséquences du changement climatique, les domaines scrutés par la profession sont nombreux.

Les mosellans ne sont évidemment pas les seuls à subir ce contexte. Mais les conditions pédoclimatiques de notre département conduisent à en amplifier les conséquences. Cartographie des zones humides et accès au drainage, Znt dans un contexte où deux tiers des communes du département sont en périurbain, restriction des molécules autorisées pour assurer la phytopharmacie des cultures, calendriers d’épandages dans les finages argileux, nombreux sont les exemples très concrets où l’agriculture mosellane perd, tous les jours un peu plus, de la compétitivité. Dans le même temps, les chefs d’exploitations agricoles peinent à identifier de nouvelles solutions pour trouver des marges de manœuvre.

Toujours le revenu

Pourtant le combat doit se poursuivre avec un fil conducteur immuable, il n’y a pas de paysans sans revenu. Et le revenu restera encore longtemps la combinaison d’un niveau de production et d’un prix.

Le 14 mars prochain, plusieurs centaines de chefs d’exploitation mosellans se retrouveront donc pour répondre à une question :

Comment préserver nos moyens de production pour garder de la compétitivité sur nos exploitations ?

Rendez-vous au Parc des Expositions de Metz Grigy, à 10h30, le 14 mars : bulletin d’inscription ci-dessous.