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Taxe poids lourds régionale : «la Région doit renoncer»

La Frsea, les Ja et la coopération du Grand Est ont joué les trouble-fêtes lors de l’inauguration du Pavillon de la Région au Salon de l’Agriculture. Photo : Jules Thines
La Frsea, les Ja et la coopération du Grand Est ont joué les trouble-fêtes lors de l’inauguration du Pavillon de la Région au Salon de l’Agriculture. Photo : Jules Thines

La Frsea, les Ja et la coopération du Grand Est ont joué les trouble-fêtes le 23 février lors de l’inauguration du Pavillon de la Région au Salon de l’Agriculture.

Ils avaient prévenu. «À l’occasion du Salon de l’Agriculture, la Région Grand Est a l’opportunité de s’afficher clairement en partenaire du monde agricole en annonçant renoncer à son projet de taxe poids lourds», écrivait Fabrice Couturier, président de la Frsea Grand Est dans un communiqué de presse daté du 19  février dernier.

Mais lors de l’inauguration de l’espace Grand Est dans le hall des provinces au Salon de l’Agriculture, pas de signe du président Franck Leroy dans le sens des demandes exprimées sur l’application de l’éco-contribution poids lourds.

Le discours officiel, ce 23 février, s’est vu ponctué d’un affichage «déterminé» contre la taxe poids lourds régionale.

Banderoles et tee-shirts aux slogans évocateurs ont fait irruption dans le parterre d’invités «Disons non à l’Éco Contribution Poids Lourds en Grand Est».

Les agriculteurs de la Frsea ne sont pas seuls dans ce combat. À leurs côtés, les Jeunes Agriculteurs Grand Est et leur président, Xavier Bailly. «L’instauration d’une taxe régionale sur les transports des produits agricoles viendra pénaliser les producteurs et les consommateurs. Ce projet crée une charge supplémentaire pour des candidats à l’installation», fustige l’élu professionnel.

Même son de cloche chez les entreprises coopératives. Pour Sylvain Hinschberger, président de La Coopération Agricole Grand Est, «il est impensable qu’une région s’affichant en partenaire du monde agricole ajoute des contraintes à nos entreprises». Et de réclamer, «La Région Grand Est doit donc renoncer à ce projet pour être cohérente avec son ambition de première région agricole de France».

En soutien également de la profession agricole, les métiers du bois disent également «l’impact très lourd» sur leur filière.