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Les feux de la colère rallumés avant une grande manifestation à Metz

Les cantons de Forbach et Saint-Avold ont ouvert le bal des feux de la colère, le 7 janvier, sur le rond-point du Best à Farébersviller. Photo CEC
Les cantons de Forbach et Saint-Avold ont ouvert le bal des feux de la colère, le 7 janvier, sur le rond-point du Best à Farébersviller. Photo CEC

À peine revenus de Bruxelles le 18 décembre, la Fdsea et les Jeunes Agriculteurs de Moselle rallument les feux de la colère en Moselle. Une forte mobilisation se prépare pour le lundi 12 janvier devant la préfecture à Metz.

«Dans le droit fil des mobilisations passées, la Fdsea et les Ja de Moselle rallument les feux de la colère». Le président de la Fdsea de la Moselle prévient, «même si notre mobilisation exemplaire, à Bruxelles, porte ses premiers fruits, le combat continue». Fabrice Couturier rappelait devant les présidents de syndicats locaux réunis le 6 janvier à Lelling, «Depuis deux ans, nous alertons sans relâche, l’agriculture française et européenne avance sans cap, sans vision. Les discours se succèdent, mais la réalité reste inchangée. Les exploitations souffrent, les revenus s’effondrent, et l’avenir de notre souveraineté alimentaire s’éloigne».

Rien de surprenant à ce que les réseaux de la Fdsea et des Jeunes Agriculteurs (réunis le même jour) aient rallumé «les feux de la colère en Moselle».

Le temps fort de l’action engagée se prépare donc dans les territoires. Tracteurs et manifestants se retrouveront à Metz le lundi 12 janvier. Mais avant cela, «les actions vont se multiplier partout en Moselle» expliquent les secrétaires généraux adjoints de la Fdsea. Christophe Niedercorn et Jean-Baptiste Kaiser sont à la manœuvre. «Avant lundi, une dizaine d’actions sont organisées sur toute la Moselle». À l’heure où nous bouclons cette édition, le bal a été ouvert par les cantons de Saint-Avold et Forbach. Nicolas Brun et Guillaume Meyer ont été les premiers à porter les revendications de la Fnsea.

Plusieurs revendications

Lundi soir à Lelling comme sur le rond-point du Best à Farébersviller le 7 janvier, les messages sont les mêmes, «Un refus de toute importation de produits ne respectant pas les normes européennes, un budget de la Pac constant et intégrant l’inflation depuis la dernière programmation et la suspension pure et simple du mécanisme carbone (Macf)».

Sur ce dernier dossier, les choses évoluent. Fabrice Couturier explique, «nous avons été fermes dans nos mobilisations et à Bruxelles le 18 décembre en disant non au Macf sur les engrais». Et le combat commence à payer au regard des propos du Commissaire européen au Commerce et à la Sécurité économique. «La taxe carbone sur les engrais sera suspendue, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026», se félicite Fabrice Couturier. «C’est une excellente nouvelle et un soulagement pour les agriculteurs». Mais pour tous les leaders syndicaux, «Il faut continuer à se battre, pour que cette suspension devienne définitive». «Nous restons pleinement mobilisés pour défendre la compétitivité de nos exploitations», prévient la Fdsea dans un message sur les réseaux sociaux.

En revanche, concernant les accords commerciaux, la présidente de la Commission européenne travaille à la validation d’un texte qui devait être présenté le 9 janvier à l’occasion de la réunion des ambassadeurs de l’Ue, la décision autorisant la Commission européenne à signer l’accord commercial Ue-Mercosur. «Il restera cependant le passage par le Parlement européen», explique le président de la Fdsea, «le combat pour dire non au Mercosur se poursuit donc».

Du côté du budget de la Pac, le troisième front de la grogne agricole, «certains crédits aient été refléchés vers la Pac». Une annonce du jour même de la réunion des présidents de syndicats locaux de la Fdsea. Mais «c’est un premier pas oui, mais nous ne sommes qu’au début d’une négociation qui va prendre un peu de temps et le compte n’y est pas», prévient Fabrice Couturier.