Vous êtes ici

Foncier : Il faut réussir le pari du renouvellement des générations

L’ensemble des jeunes agriculteurs récompensés avec l’équipe de la Safer Grand Est de Moselle. Photo CEC
L’ensemble des jeunes agriculteurs récompensés avec l’équipe de la Safer Grand Est de Moselle. Photo CEC

La Safer Grand Est met en avant son action en faveur de l’installation de jeunes agriculteurs au travers d’une remise de chèques.

Mercredi 5 novembre, la Safer Grand Est a inauguré ses nouveaux locaux mosellans en présence d’une cinquantaine de personnes.

Le président de la Safer Grand Est, Thierry Bussy, explique qu’à la création de la Safer Grand Est, en 2018 : « nous avons mis en place une politique par rapport à nos locaux qui partout étaient vieillissants avec des choix de localisation différents suivant les départements ». Le siège de la Safer Grand Est a été déplacé à Witry-lès-Reims puis a suivi la rénovation et l’acquisition de locaux dans différents départements de la région.

Les bureaux de la Safer Grand Est en Moselle, précédemment situés avenue André Malraux à Metz, sont dorénavant déplacés au 11 rue du Jardin d’Écosse à Ars-Laquenexy sur le plateau de l’hôpital de Mercy. L’investissement sera d’environ 1,4 million d’euros (équipements et réseaux compris), et prendra une dimension régionale. L’accès au nouveau site sera facilité pour ses clients en se situant en périphérie de la ville de Metz.

Aider l’installation

Depuis 2023, la Safer Grand Est organise, en présence de nombreux partenaires, une opération « coup de pouce » en faveur de l’installation avec une mise en avant de plusieurs jeunes agriculteurs qui se sont installés par son intermédiaire.

Cette année, huit agriculteurs mosellans ont été retenus et se sont vu remettre un chèque de 300 euros.

Pour Thierry Bussy, ce moment permet, au-delà du montant symbolique des chèques, de « marquer le coup par rapport au renouvellement des générations et à l’installation des jeunes qui restent notre priorité ».

L’élu considère qu’il faut faire encore mieux « aujourd’hui, plus de 30 % des rétrocessions au niveau du Grand Est le sont au titre d’une première installation. Si on veut renouveler correctement et garder notre modèle d’agriculture, il faut deux installations pour trois départs alors que dans certains départements, nous sommes à une installation pour trois départs. La Safer avec toutes les organisations agricoles doivent en faire plus collectivement ».

Le président de la Safer Grand Est ajoute que la société anonyme a lancé cette année une opération de marketing direct, auprès des exploitants de 58 ans et plus, pour détecter les exploitants sans repreneur : « les retours sont plutôt positifs avec une partie des agriculteurs contactés qui est intéressée ».

 

/
/