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FDSEA : Mobilisation et débats au cœur des cantons

Échanges animés mais constructifs, lors de l’assemblée générale cantonale d’Ars-Sur-Moselle. Photo Lucile Hergat
Échanges animés mais constructifs, lors de l’assemblée générale cantonale d’Ars-Sur-Moselle. Photo Lucile Hergat

Les adhérents du canton de Verny se sont retrouvés pour leur assemblée cantonale à la salle Faber de Verny. Cette semaine, Vincent Boniface a également réuni ses adhérents lundi soir. Les discussions ont bien sûr été animées par les sujets actuels ayant poussé aux manifestations des dernières semaines.

Le président du canton de Verny, Hervé Auburtin, a remercié ses nombreux adhérents qui se sont mobilisés lors des manifestations de Metz et de Strasbourg sur plusieurs sujets dont le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Antoine Henrion, président de Terres Univia, explique que : «la saisine de la cour de justice sur le traité de libre-échange avec le Mercosur est une belle victoire syndicale même s’il y a encore du travail». Le représentant de l’interprofession des oléagineux et protéagineux considère que la Fnsea est «le seul syndicat économique».

Hervé Auburtin exprime sa satisfaction de la suspension du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (Macf) sur la fertilisation azotée qui vise à soumettre les produits importés dans le territoire douanier de l’Union européenne à une tarification du carbone.

Une mobilisation éparse

Sur le canton d’Ars-sur-Moselle, le bilan de la mobilisation présenté par Vincent Boniface s’avère contrasté. Le responsable a fait état de difficultés à mobiliser les adhérents, les invitant à s’exprimer sur les freins rencontrés et sur les évolutions nécessaires pour renforcer l’engagement collectif. Les échanges ont mis en évidence un certain manque de conviction, plusieurs adhérents évoquant le sentiment récurrent de promesses non tenues, et l’impression que les décisions seraient, quoi qu’il arrive, adoptées par les politiques.

L’accord du Mercosur a, bien entendu, été évoqué. La montée en puissance d’autres organisations syndicales, notamment sur le terrain de la communication, a également été soulignée. «Certes, ils ont une meilleure visibilité que nous dans les médias, mais ils ne disposent pas de stratégie claire. Leur action s’inscrit davantage dans une logique de critique systématique à l’encontre de la Fnsea et de ses élus», déclare Fabrice Couturier, avant de conclure en appelant les adhérents à conserver leur confiance dans leur syndicat. Les assemblées cantonales servent également à échanger sur les doutes des adhérents en leur apportant des acquis concrets.

Service de remplacement

Jean-Baptiste Kaiser, secrétaire du Service de remplacement de la Moselle (Sr) a profité de sa présence à Verny pour rappeler qu’il s’agit d’un service accessible à l’ensemble des agriculteurs du département, et qu’il constitue un outil essentiel pour garantir la continuité des exploitations en cas d’absence. Il précise également l’existence de partenariats avec la Caisse d’assurance-accidents agricole de Moselle, la Msa ainsi qu’avec Groupama Grand Est.

Ces dispositifs permettent, selon certaines situations, une prise en charge partielle du coût du service, facilitant ainsi l’accès au remplacement pour les exploitants concernés. «Il faut également avoir en tête que vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt en cas de remplacement pour des vacances. Alors, il ne faut pas hésiter à nous contacter», reprend Jean-Baptiste. Il a, également, souligné la mobilisation des Services de remplacement du Grand Est, engagés dans une démarche d’amélioration continue afin d’apporter des réponses toujours plus adaptées aux besoins des agriculteurs, et de renforcer la qualité du service rendu sur le terrain.

Opérations groupées

La Fdsea de la Moselle multiplie les opérations de contrôle des engins de levage en début d’année. Jean-Baptiste Kaiser, en charge du dossier au bureau de la Fdsea, explique le mode opératoire de l’opération et invite les employeurs intéressés à se signaler auprès de leur président cantonal.

La chasse au cœur des débats

Lors des assemblées générales, les feuilles de déclaration de dégâts sont systématiquement mises à disposition des agriculteurs afin de faciliter le recensement des dommages constatés sur les exploitations. Fabrice Couturier a rappelé l’importance capitale de faire remonter à la Fdsea les informations issues de l’enquête sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod). Cette démarche permet, selon lui, d’obtenir «une photographie au plus près des territoires», indispensable pour objectiver la réalité du terrain et appuyer le maintien de certaines espèces dans le classement Esod. Ces données constituent en effet un outil essentiel dans les échanges avec les services de l’État.

La problématique des dégâts de sangliers a également occupé une place importante dans les discussions à Ars-sur-Moselle. La complexité du territoire a été évoquée comme un possible frein à une gestion efficace des nuisibles. À cela s’ajoute le manque d’entretien de certaines parcelles agricoles laissées à l’abandon, une situation qui ne fait qu’aggraver le phénomène. Ces zones enfrichées offrent des dortoirs favorables à la prolifération des sangliers, rendant la gestion des populations encore plus complexe et accentuant les dégâts sur les cultures.