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Assemblées cantonales FDSEA : Dominique Bouché reconduit à la présidence

Les débats ont été riches et passionnants face à une salle pleine lors de l’assemblée générale du canton de Boulay. Photo YD
Les débats ont été riches et passionnants face à une salle pleine lors de l’assemblée générale du canton de Boulay. Photo YD

 

Vendredi 21 novembre, plus de quarante adhérents du canton de Boulay étaient réunis pour leur assemblée générale cantonale. En cette année élective, ils ont réélu Dominique Bouché à la présidence du canton pour un nouveau mandat, en présence du président et du secrétaire général de la Fdsea.

En ouverture des travaux, le président sortant, Dominique Bouché, a organisé la partie statutaire de son assemblée générale après avoir été réélu. Fort d’un fonctionnement où trois à quatre réunions de bureau sont organisées chaque année, il a renforcé ce dernier en intégrant de nouveaux membres.

L’animation cantonale ainsi qu’un fort investissement des membres du bureau ont été remarqués avec une salle rassemblant plus de quarante adhérents. Cela renforce l’intérêt de ces moments statutaires mais surtout d’échanges entre les adhérents et leurs représentants départementaux.

Lutte contre les nuisibles

Sujet sempiternel des assemblées cantonales, les dégâts aux cultures occasionnés par les nuisibles ont à nouveau fait débat. Fabrice Couturier, président de la Fdsea, a insisté sur «la nécessité que chacun contribue à son échelle à la reconduction du classement des Esod (espèces susceptibles d’occasionner des dégâts) en remplissant au plus juste les formulaires de déclaration distribués durant la réunion». En effet, en cette fin d’année, la période de trois ans de classement des Esod s’achève et il faut pouvoir s’appuyer sur des données concrètes pour demander le classement pour les trois prochaines années.

Concernant les dégâts de corbeaux, qui font réagir les adhérents, tant sur les maïs que sur les tournesols, Florent Dory, secrétaire général de la Fdsea, rappelle l’action menée avec la Fredon Grand Est ; «un parc de cages, financé par le département et géré par la Fredon est disponible pour les secteurs qui subissent de grosses attaques de corbeaux ; il ne faut pas hésiter à contacter la Fredon». Les sangliers font eux aussi réagir avec plusieurs communes telles que Niedervisse, Coume et les communes voisines qui connaissent des explosions de dégâts. Les représentants départementaux évoquent des travaux des chasseurs pour moduler leur contribution à l’indemnisation en fonction des secteurs qui connaissent le plus de dégâts.

Un nouveau phénomène est également observé le long des cours d’eau et de la Nied, avec un accroissement de la population de ragondins et des conséquences sur les berges qui s’effondrent. Fabrice Couturier insiste sur «l’intérêt des bonnes relations avec les chasseurs pour qu’ils régulent la population des ragondins et limitent les dégâts».

Entretien des cours d’eau

Les adhérents déplorent l’absence des agents de l’Epage sur le dossier de l’entretien des cours d’eau. Au-delà de la réglementation, c’est également le financement de ces travaux qui fait débat alors qu’une taxe Gemapi est prélevée mais qu’aucun moyen n’est mobilisé pour entretenir les cours d’eau. Fabrice Couturier rappelle que «l’entretien courant d’un cours d’eau incombe au propriétaire, et qu’il faut l’assurer soi-même afin d’être sûr qu’il soit réalisé».

Un contexte difficile pour les céréaliers

Au cœur d’une troisième année difficile pour les producteurs de grandes cultures, un adhérent déplore le manque de communication sur les difficultés que rencontrent les céréaliers et le manque de mesures de soutien mises en place. Les représentants de la Fdsea confirment que la tendance est meilleure aujourd’hui pour les éleveurs mais reste incertaine face aux risques sanitaires. Ils présentent ainsi les difficultés qui se dressent face aux céréaliers telles que la taxe sur les engrais, les cours en dessous des coûts de production, l’accès aux moyens de production ou encore la potentielle mise en place d’une écotaxe qui viendrait encore plomber la trésorerie des producteurs mosellans.

En conséquence, et face à l’incertitude du budget de la prochaine Pac, le président de la Fdsea annonce une grande manifestation européenne à Bruxelles, le 18 décembre, et invite un maximum d’adhérents à y participer. Il rappelle que «des actions ont déjà eu lieu en local chez les députés et représentants de l’État mais indique que bon nombre d’entraves nous proviennent de l’Europe et que nous devons nous mobiliser pour faire entendre notre voix».