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AGC FDSEA : Le sanitaire au cœur des débats

À Cattenom, Fco et Dnc ont occupé une large partie des débats. Photo YD
À Cattenom, Fco et Dnc ont occupé une large partie des débats. Photo YD

La Fdsea poursuit sa tournée des assemblées générales cantonales avec celles de Cattenom et Fontoy cette semaine. À cette occasion, les deux présidents cantonaux ont été réélus.

Dans les cantons électifs, la partie statutaire occupe toujours le début des travaux d’assemblée générale et les adhérents de Cattenom et Fontoy ont renouvelé leur confiance à Bertrand Alesch et Jean Baptiste Kaiser pour les trois prochaines années.

À l’occasion de la constitution de la commission cantonale des structures à Cattenom, plusieurs adhérents ont interrogé les représentants de la Fdsea sur l’intérêt de se réunir encore dans les cantons parce qu’ils n’ont plus le sentiment d’être suivis au niveau de la commission départementale.

Dominique Bouché, représentant de la Fdsea à la Safer, assure au contraire que «leur rôle est primordial et la connaissance du secteur est indispensable pour amener les bonnes réflexions au département. Même s’il existe des priorités, les membres du comité technique ont besoin d’avoir un avis le plus précis des locaux». Toujours au sujet de la Safer, un adhérent déplore le système qui ressemble plus à une pompe à fric quand ils reviennent sur de vieilles affaires de cessions de parts en famille où il aurait fallu faire une «demande Sempastous».

Dermatose nodulaire contagieuse

À Cattenom, le sujet de la Dnc a fait longuement débat. Les éleveurs sont inquiets face à cette nouvelle maladie et redoutent d’être confrontés à des abattages totaux demain s’ils étaient concernés par la maladie. Fabrice Couturier rappelle que «seule la science nous apporte des solutions, il ne s’agit pas d’une nouvelle maladie émergente et d’autres pays ont dû gérer ces problèmes avant la France». Le président de la Fdsea explique «qu’il s’agit d’une maladie classée A par l’Europe et que la seule solution est l’éradication».

Les éleveurs ne comprennent pas pourquoi il n’y a pas de vaccination de masse au niveau français pour endiguer la progression de la maladie. Les représentants de la Fdsea indiquent que «l’État ne dispose pas de vaccins en nombre suffisant et qu’une vaccination globale mettrait fin au marché des bovins à l’export, ce qui pourrait avoir une conséquence dramatique sur les prix». Même constat pour les éleveurs du canton de Fontoy avec ce qui ressort sur de nombreux sujets, le manque d’information et les lacunes en communication que peut avoir la profession.

Fièvre catarrhale ovine

Les conséquences de la Fco ainsi que les indemnisations ont été abordées à Cattenom et à cette occasion, Dominique Bouché, responsable du dossier lait à la Fdsea, a rappelé qu’il «faut absolument vacciner car des aides étaient possibles la première année mais il n’y aura plus d’indemnisation à l’avenir». Fabrice Couturier a ajouté que «nous avons vécu un désastre sur la dernière campagne mais la maladie est toujours bien présente dans l’ouest et que seule la vaccination pourra protéger les troupeaux».

À Fontoy, la réunion du Gds a été évoquée avec les nombreux vaccins que les éleveurs devraient faire tels que la fièvre Q ou les Fco.  Au-delà de la manutention des animaux, les éleveurs craignent la réaction de leurs bêtes qui devraient, dans ce cas, recevoir pas loin de sept injections.

Service de remplacement

«En Moselle, le Service de remplacement représente 2.285 journées au 1er novembre 2025, ce qui montre à quel point il est indispensable pour les agriculteurs», explique Jean-Baptiste Kaiser, secrétaire du service de remplacement et président du canton de Fontoy. «Le secteur reste toutefois compliqué, notamment sur le canton, où la proximité de la frontière rend le recrutement d’agents plus difficile. Malgré cela, nous faisons au mieux et nous travaillons pour rendre le service toujours plus performant et plus avantageux pour nos adhérents».

Les avantages du crédit d’impôt ont également été rappelés afin que les agriculteurs l’aient à l’esprit. Côté taux et motif, plusieurs possibilités, avec un crédit d’impôt fixé à 60 % pour les vacances et porté à 80 % en cas de maladie, d’accident ou de formation. La transparence des Gaec s’applique, dans la limite de quatre associés maximum et de dix-sept journées par an tous motifs confondus.

Politique agricole commune

La Pac actuelle ainsi que la prochaine, post-2027, se sont invitées au cœur des débats à Cattenom et Fontoy. Les adhérents regrettent une Pac toujours plus compliquée, contraignante et sujette à des erreurs lors de la déclaration et déplorent le fait de ne plus être capables d’effectuer leur télédéclaration en autonomie.

Les représentants de la Fdsea rappellent les accompagnements proposés par le syndicat avec des réunions Pac, une revue technique Infopac envoyée à tous les adhérents et la possibilité de prendre rendez-vous à la Fdsea pour faire sa déclaration ou encore de joindre un technicien pour se faire aider en cas de blocage. Concernant la Pac post-2027, c’est le budget qui inquiète le plus et qui amène les adhérents à se mobiliser pour la manifestation du 18 décembre à Bruxelles.