Travailler à l’exploration de pistes d’avenir pour rester compétitifs, identifier les facteurs de résilience de nos moyens de production. Les pistes en capacité de contribuer à renforcer le rôle de l’agriculture dans la souveraineté alimentaire et énergétique seront auscultées par la profession agricole, le 20 mars, à l’occasion de l’assemblée générale de la Fdsea de la Moselle.
Le 20 mars prochain, dans l’amphithéâtre de Metz-Grigy, la Fdsea de la Moselle tiendra son assemblée générale. Dans un contexte géopolitique perturbé, une gouvernance nationale où règne l’instabilité et avec la proximité d’une réforme de la Pac, les agriculteurs se questionnent plus que jamais.
Quel sera demain le rôle de l’agriculture française dans la souveraineté alimentaire et énergétique de la France et de l’Europe ?
Pour le président de la Fdsea de la Moselle, répondre à cette question recouvre plusieurs angles.
Fabrice Couturier a donc fait appel à deux intervenants pour animer les travaux de l’Assemblée générale de la Fdsea.
Il a invité Éric Thirouin, président de l’Agpb (association spécialisée des grandes cultures de la Fnsea) à s’exprimer sur la préservation des moyens de production et les perspectives nationales de débouchés non alimentaires. Au quotient, les leviers historiques ayant permis d’accéder à des gains de productivité, et par voie de conséquence, à des possibilités d’amélioration de la compétitivité des entreprises agricoles, se trouvent amputés. Le président de l’Agpb s’exprimera sur le travail du réseau syndical dans le sens de la préservation de ces moyens de production.
Géopolitique
Le second invité, Sébastien Abis, est la référence française en matière de géopolitique. Sébastien Abis est directeur du Club Demeter et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Il est également enseignant à l’université catholique de Lille et à Junia, chroniqueur média et conférencier.
Dans le cadre des publications du Club Demeter, l’ouvrage paru en février dernier est intitulé «Appétits stratégiques et pivots agricoles». Ce terme de «pivots» s’applique aux pays qui pèseront à coup sûr sur la sécurité alimentaire mondiale à l’horizon 2050 selon les auteurs.
On peut aussi y puiser matière à réflexion sur les perspectives d’intégration de l’Ukraine dans l’Ue. Alors que la question effraie certains, l’expert alerte sur le fait que «ne pas l’intégrer, c’est la laisser filer sous d’autres sphères d’influence». Nul doute que ce point fera débat le 20 mars prochain à Metz. Et les solutions pourraient bien venir des pistes poussées par l’Agpb.
Toujours le revenu
«Nous voulons donner aux chefs d’exploitations agricoles des références pour accompagner leur réflexion» souligne Fabrice Couturier. Et de préciser que «le combat doit se poursuivre avec un fil conducteur immuable, il n’y a pas de paysans sans revenu».
Le 20 mars prochain, plusieurs centaines de chefs d’exploitation mosellans se retrouveront donc pour répondre à une question : Quel sera demain le rôle de l’agriculture française dans la souveraineté alimentaire et énergétique de la France et de l’Europe ?
La Fdsea de la Moselle donne rendez-vous à ses adhérents, au Parc des Expositions de Metz Grigy à 10h30, vendredi 20 mars.



