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A la pointe de la technologie via des partenariats avec les concessionnaires

Avec l'augmentation du nombre d'apprenants en agroéquipement, l'établissement a mis en place des partenariats avec les concessionnaires afin de former ses jeunes sur du matériel de pointe. © Campus de Mirecourt
Avec l'augmentation du nombre d'apprenants en agroéquipement, l'établissement a mis en place des partenariats avec les concessionnaires afin de former ses jeunes sur du matériel de pointe. © Campus de Mirecourt

Depuis 2006, le campus agricole et forestier de Mirecourt, dans les Vosges, met en place des partenariats avec des concessionnaires agricoles locaux. 

Des partenariats gagnants/gagnants qui permettent à l’établissement de former les élèves aux dernières nouveautés et aux concessionnaires d’entrer en contact avec leurs clients et collaborateurs de demain. Franck Boulangé est enseignant au lycée agricole et Kévin Viriot, formateur au CFA. Tous deux enseignent aux filières agroéquipement et utilisent les tracteurs pédagogiques pour transmettre leurs connaissances aux élèves.

Un partenariat florissant

Franck Boulangé est professeur d’agroéquipement depuis 1987. «J’ai formé 500 élèves depuis que je suis arrivé au lycée» explique-t-il. Pour former ses apprenants à la conduite d’engins agricoles, l’établissement a besoin de matériel. Ainsi, le premier partenariat voit le jour en 2006. Lors de l’achat d’un nouveau tracteur pour la ferme de Braquemont, le Campus de Mirecourt avait établi comme condition, que la concession mette à disposition un second tracteur à vocation pédagogique. «C’est la maison mère de la marque qui le fournit. Ce tracteur sert de support pour les élèves» précise le professeur. Ainsi, Massey Ferguson, fût la première marque à accepter. C’est un partenaire historique depuis. 

C’est en 2010, année de la réforme du Bac pro et des secondes pro agroéquipement, que les partenariats se sont multipliés. L’objectif était de former les apprenants à la conduite en amont de leurs périodes en entreprise. «Aujourd’hui, nous avons trois partenaires qui mettent à disposition des tracteurs pédagogiques : Massey Ferguson, Case IH et CLAAS» partage l’enseignant. Les tracteurs sont prêtés pour une durée comprise entre 3 à 6 mois, pour 50 h à 300 h de travail. 

Au-delà de l’usage hebdomadaire des tracteurs pédagogiques pour les cours, l’établissement a aussi besoin de plusieurs tracteurs dans le cadre de deux semaines intensives de conduite début octobre. «Nous leur apprenons la conduite de A à Z» explique Franck Boulangé.  Seuls, les trois tracteurs pédagogiques ne suffisent plus. Les équipes de Mirecourt font alors appel aux concessionnaires locaux «cette année, sept ont répondu présents. Nous avons réussi à avoir huit tracteurs neufs mis à dispositio rapporte le professeur.

Avant d’être formateur, Kévin Viriot était commercial dans une concession. Il est donc bien au fait de l’intérêt que de tels partenariats peuvent représenter pour les marques. «Nous formons leurs futurs clients» souligne-t-il. Et, les tracteurs mis à disposition voient passer un grand nombre d’élèves au cours de l’année.

Appréhender la technicité 

Création de parcelles, de séquences, optimisation de tracteur… «Le but est de pousser le matériel à la limite de la technologie» explique Kévin Viriot. Selon lui, «Un tracteur est capable d’énormément de choses. Et la base de la conduite, reste l’humain : si nous sommes justes dans nos consignes, il exécute parfaitement ce qui lui est demandé. »

Les tracteurs génèrent aussi des informations que les élèves doivent savoir recueillir et analyser. «La consommation et le temps passé par hectare, la charge moteur… Toutes ces indications sont essentielles.» soutient Kévin Viriot. Des connaissances d’autant plus importantes au vu des montants des investissements. «Ils ne peuvent pas se permettre de ne pas exploiter leur technologie» avance le formateur.

Si les besoins de l’établissement en matériel vont crescendo, ce n’est pas du seul fait de l’évolution technologique du matériel. «Le nombre d’élèves augmente» constate Franck boulangé. Effectivement, ils sont aujourd’hui une centaine à se former en agroéquipement au sein de l’établissement. 

«Au-delà des tracteurs, les marques nous fournissent tous les documents qui les accompagnent» explique Frank Boulangé. Ainsi, livrets d’utilisation et de réparation servent aux professeurs de supports lorsqu’ils préparent leurs cours. «Ces partenariats avec les constructeurs et les concessionnaires sont très importants. Nous avons beau leur enseigner la théorie en cours, les jeunes ont besoin de se confronter concrètement à toutes ces technologies ajoute Kévin Viriot.

Dépasser les aprioris

En ayant accès à plusieurs marques de tracteurs, les élèves gagnent aussi en polyvalence. Car, c’est bien connu, chaque marque de tracteur a ses fidèles. La pluralité du matériel proposé par l’établissement permet aux élèves de se défaire de leurs aprioris et «d’aller plus loin que simplement tourner le volant» précise Franck Boulangé. Un constat que porte aussi Kévin Viriot.  «Je me sers beaucoup de ces tracteurs pour casser des préjugés» explique le formateur. «Cela permet de les sortir de leur zone de confort».