À l’heure où les agriculteurs français luttent pour leur survie, confrontés à des crises sanitaires et des cours mondiaux défavorables, la Fdsea de la Moselle a adressé des messages aux députés et représentants de l’État du département. Ils attendent un soutien de l’État et des élus pour la pérennité de leur activité et pour garantir la sécurité alimentaire du pays.
Jeudi 20 novembre, des actions syndicales étaient organisées à Metz et à Thionville afin de faire entendre la voix des agriculteurs aux représentants de l’État et aux députés qui semblent trop souvent déconnectés de la réalité du monde agricole. À Thionville, une équipe emmenée par Jean Baptiste Kaiser, secrétaire général adjoint de la Fdsea, a déposé un message sous forme de paquet cadeau à l’attention de la députée Isabelle Rauch. Ce message à la députée faisait écho à la position du président de la République lors d’une prise de parole au Brésil où il s’affichait finalement plutôt favorable au Mercosur.
Non au Mercosur
Comme l’affirment les adhérents présents à Thionville, «nous refusons l’importation de produits non conformes à la réglementation française ; Non au Mercosur qui menace nos fermes». Ces mêmes messages ont été adressés à Metz devant la permanence des députés Belhaddad et Mendes pour qu’ils n’oublient pas l’existence et les préoccupations des travailleurs de leurs circonscription. Christophe Niedercorn, secrétaire général adjoint de la Fdsea, a ainsi pu échanger avec les députés Belhaddad et Colin-Oesterlé qui les ont rejoints sur le lieu de l’action syndicale. Ce fut l’occasion de faire remonter toutes les revendications du monde agricole, tant sur le Mercosur que sur la taxe carbone sur les engrais (Macf : Mécanisme d’ajustement de carbone aux frontières). L’inquiétude sur le budget de la future Pac, annoncé en baisse de 20 %, a également été abordée à l’occasion de ces échanges.
À Thionville, en complément de l’action à destination de la députée, la délégation de la Fdsea s’est rendue devant la sous-préfecture pour adresser les mêmes messages d’inquiétude. Le sous-préfet de Thionville est ainsi venu à la rencontre de la vingtaine d’agriculteurs pour écouter les revendications du monde agricole.
Cette action syndicale est avant tout un moyen de répéter aux élus et représentants de l’État les revendications du monde agricole et précède une grande manifestation européenne qui aura lieu le 18 décembre à Bruxelles.



